« Le pouvoir de la pensée créatrice »

Le pouvoir de la pensée créatrice

«La pensée est fondamentale dans la nature humaine et c’est elle qui est à l’origine de tout ce qui est susceptible d’arriver à l’homme et ce grâce au pouvoir créateur dont elle fait état. Ce même pouvoir qu’elle exerce au niveau de nos comportements, et ce grâce aux émotions dont elle en est la cause ».

Le pouvoir des émotions

En fait, nous éprouvons un certain nombre d’émotions fondamentales, peu importe notre culture, nos antécédents : la tristesse, la colère, la peur, la joie constituent quatre émotions de base communes à tous, et au travers desquelles se déclinent toutes les autres émotions. Toutes les émotions, qu’elles soient positives ou négatives sont reliées à des traits caractéristiques qui nous identifient, que nous percevons chez les autres et dans notre environnement, ainsi que dans certains comportements et réactions physiques. En écoutant nos émotions, on s’adapte et on développe notre intelligence émotionnelle. Les émotions sont le langage du corps pour nous informer. Nos émotions durent en moyenne 90 secondes alors qu’à l’inverse un sentiment peut durer une vie entière.

un exemple au niveau de la tristesse :
Jérémy et Nadia entretiennent une relation amoureuse depuis une rencontre fortuite lors d’une balade. En effet, Jérémy et Nadia ont un ami en commun (Alain) et c’est grâce à ce dernier que nos deux tourtereaux se sont donnés une chance. Leur relation devenait si intense que nos deux tourtereaux ne pouvaient pas passer une journée entière sans se voir. À cette allure leur amour ne pouvait que s’intensifier. À la différence de Nadia, Jérémy n’avait jamais connu l’amour auparavant. Deux mois plus tard, alors que Jérémy était vraiment heureux et amoureux, subitement, Nadia le laissa tomber pour redonner une chance à son ex qu’elle n’avait vraisemblablement pas réussie à oublier malgré tout l’amour que Jérémy lui montrait. À la suite de cela, Jérémy sombra dans la dépression pendant un bon bout de temps puis finit par en ressortir. Mais à chaque rencontre avec une nouvelle fille, si une pensée liée à Nadia lui traverse l’esprit, où que quelque chose lui rappelle leurs bons moments passés (un lieu, une odeur…) il replonge dans une humeur morose, une tristesse pendant un instant où son comportement change subitement, il devient taciturne et nerveux alors qu’il était loquace et jovial quelques minutes à peine auparavant. Mais une fois de plus, il finit toujours par se ressaisir.

Un second exemple au niveau de la colère :
Deux adolescents que l’on appellera Pierre et Florian se querellent et en viennent même aux mains, mais un adulte étant de passage, s’arrêta pour mettre fin à la brutalité des deux garçons dont il avait été témoin. Il y parvient finalement mais il s’est avéré qu’au moment même où il s’entremêlait, Pierre a réussi à donner un coup violent à Florian. Celui-ci ne réussit pas à riposter en étant empêché par l’adulte, qui le maintenait fermement en s’interposant pour éviter que la bagarre ne reprenne de plus belle. Florian étant connu pour son irascibilité, et sa phobie de la honte n’oublia pas cette humiliation. En effet pour lui, il avait « perdu » et il restait avec ce sentiment malsain de vengeance inassouvi. Quelques jours plus tard, les deux adolescents se retrouvèrent dans une rencontre fortuite et subitement, l’atmosphère changea. Pourtant, bien avant que leurs regards ne se croisent, chacun était plutôt bavard et de bonne humeur dans son coin. Mais Florian toujours sur le choc de l’affront subit, à la vue de Pierre, il laissa sa colère prendre le dessus, se mit à bouder, devint nerveux, lança un regard malsain et glacé à Nicolas qui lui resta serein malgré tout pour éviter tout nouveau dérapage.

Un exemple maintenant au niveau de la peur :
Une enfant souffrant d’acrophobie (phobie des lieux élevés) partit en vacances pour une semaine avec ses parents. Sur le chemin, l’enfant était plutôt enthousiaste et impatient à l’idée de s’y rendre car il savait que des activités ludiques et des jeux lui seraient proposés. Et il eut raison. Arrivé à destination, c’est-à-dire au club de vacances, une des premières activités que ses parents choisirent fut une initiation à l’accrobranche. La peur envahit l’enfant dès que celui-ci vue les obstacles dans les arbres, toutes les personnes dessus et les autres qui s’équipaient très excitées. Alors il se mit à trembler, devint anxieux, puis se mit à bouder et enfin pleurer.

Un dernier exemple au niveau de la joie :
Un adolescent de 18 ans fête son anniversaire chez ses parents. Ce jour-là, la maison était envahie d’adolescents déchaînés et bruyants. Alors les parents décidèrent de sortir diner pour laisser les jeunes s’amuser, étant donné que c’était un jour particulier. Mais avant de sortir, ils donnèrent à leur fils, quelques consignes à respecter. Quelques heures plus tard, alors que l’adolescent et ses amis sortaient dans devant la maison pour jouer avec des feux d’artifices, il vit ses parents au volant d’une nouvelle voiture se garer devant la porte. Ceux-ci sortirent de la voiture et dirent surprise ! Bon anniversaire. Le jeune homme qui ne s’attendait pas à un tel cadeau fut ébahi, il éprouvât soudainement un sentiment de joie, et fut tellement content, qu’il se mit à crier, à sursauter, et même pleurer de joie lui qui d’habitude n’était pas très démonstratif.

Le triangle Pensées - Émotions - Comportements

Tous ces exemples nous démontrent que tout commence par une pensée, une pensée négative génèrera des émotions négatives qui vont à leur tour définir des comportements de tristesse, de désarroi, violents… et à l’inverse une pensée positive génèrera des émotions positives qui vont finalement définir des comportements de joie, de bonheur…
- Quand Jérémy repense à la fin de sa relation, il éprouve de la tristesse et adopte finalement un comportement morose annihilant toute la joie qu’il ressentait avant de se laisser consumer par ses pensées. - Quand Florian se mit à penser à la dispute, au coup qu’il n’a pas pu rendre et à l’affront qu’il a subit, il commença alors à ressentir une colère qui changea en un instant son comportement, l’emmenant à bouder et devenir sombre.
- Quand l’enfant se mit à penser à la hauteur à laquelle il serait susceptible de se suspendre, alors un sentiment de peur le consuma et il changea subitement de comportement devenant nerveux, anxieux et resta figé alors que tout allez bien quelques minutes plus tôt.
- Quand l’ado qui fêtait ses 18 ans se mit à penser à la beauté de la voiture, au bonheur d’avoir sa première voiture le jour de ses 18 ans et au fait qu’il ne s’y attendait pas, alors un sentiment de joie l’envahit et changea subitement son comportement l’emmenant à sursauter, à crier de joie, à devenir bavard alors qu’il ne l’était que très peu d’habitude.
Ce que l’on peut retenir de tout cela est que tout commence par une pensée et rien ne peut se produire sans qu’elle ne soit apparue en ce sens, il ne suffit pas seulement de voir pour penser, bien souvent cela relève du domaine de l’inconscient. On peut tout aussi penser à quelque chose sans même savoir la raison qui a suscité cette pensée, la preuve : il suffit de penser à quelque chose de répugnant pour avoir des nausées et enfin décider de ne pas manger la nourriture, et cela avant même d’avoir vu de quoi il est question au menu. Et retenons aussi qu’à la différence des sentiments, l’émotion est d’une très courte durée. L’apparition des émotions ainsi que le changement de comportement sont marqués par une pensée au préalable.

En conclusion :
je dirai que nos pensées et nos émotions sont constamment en lien et en interaction permanente. Dans ce triangle pensées-émotions-comportements, il faut donc savoir que vos pensées provoquent des émotions et les comportements qui en découlent. Vos émotions génèrent également des pensées et des comportements et enfin, un changement de comportement peut également faire bouger et modifier vos pensées et vos sentiments. Vous créez ce que vous pensez, alors adoptez la pensée positive !!